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L’axiologie : levier réflexif des tensions à la recherche sur la pratique en gestion de projet

Référence

Gauthier, Jacques-Bernard, Julie Bérubé. L’axiologie : levier réflexif des tensions à la recherche sur la pratique en gestion de projet..
84e congrès de l’ACFAS-Colloque sur la recherche francophone en management de projet : ses objets de recherche, ses assises épistémologiques et ses démarches méthodologiques. Montréal, Mai 2016.

Résumé

Bien que les démarches réflexives promeuvent un retour sur les fondements philosophiques ayant servit de guide tout au long d’une recherche (Creswell, 2013), peu d’attention est portée à l’axiologie – «ce qui peut être objet d’un jugement de valeur» (Universalis, 2015). La pratique de la gestion de projet étant objet d’un tel jugement (Cicmil, 2006), le praticien-chercheur se trouve aux prises avec des influences provenant de divers systèmes de valeurs qui peuvent se transformer en tensions. Tout en étant tiraillé entre ses valeurs de praticien et de chercheur, le praticien-chercheur en cours d’interprétation des pratiques des participants confronte son système de valeur à ceux de ces derniers. La théorie de la justification de Boltanski & Thévenot (1991) permet de comprendre la formation des tensions émanant de systèmes de valeurs distincts. Ils représentent la société à l’aide de six mondes ayant des caractéristiques propres et nous proposons que le praticien-chercheur vit des tensions émanant de la rencontre entre des mondes rattachés d’une part à la recherche et d’une autre part à la pratique. Cette communication propose une double contribution. Premièrement, nous exposons les deux ordres de réflexivité méthodologiques (dégagés d’Alvesson & Skoldberg (2009) et de Cunliffe (2003)) en y situant les tensions axiologiques. Deuxièmement, en mobilisant la théorie de la justification, nous théorisons ces tensions et la manière d’en faire des leviers réflexifs de second ordre.